Protéger son logement des champs électriques et électromagnétiques passe par une meilleure maîtrise des installations électriques. La bioélectricité regroupe des pratiques concrètes qui visent à limiter l’exposition aux champs présents dans l’habitat, en agissant sur le câblage, les équipements et leur mise en œuvre.
De plus en plus, la question se pose quant à la nécessité de protéger sa maison ou appartement contre les champs électromagnétiques, à l’aide d’équipements en bioélectricité. Mais qu’est-ce exactement, que cette électricité biocompatible ? Quels sont les champs électromagnétiques existants ? Comment s’en protéger ?
Qu’est-ce que la bioélectricité ?
La bioélectricité, appelée aussi électricité biocompatible, ou d’électricité biotique désigne l’ensemble de pratiques qui visent à protéger un logement des champs électromagnétiques en améliorant la conception et le fonctionnement de l’installation électrique. Elle intervient directement sur les sources d’émission afin de réduire les champs générés dans une maison ou un appartement.
Les différents appareils d’un logement, une fois branchés, génèrent des champs électriques et des champs magnétiques, qui peuvent avoir des effets à long terme sur la santé. Certaines personnes dites électro-sensibles, subissent des maux de tête, des difficultés d’endormissement ou de concentration et bien d’autres désagréments, imputés à la pollution électromagnétique. C’est pourquoi il est nécessaire, d’autant plus pour ces profils sensibles, de protéger la maison contre les champs électromagnétiques.
Pour réduire cette pollution électromagnétique, il convient donc de faire appel à un professionnel agréé bioélectricité pour mettre en place des équipements adaptés, sur le principe de la cage de Faraday. De cette manière, il est possible de réduire au maximum les champs électromagnétiques émis.
Que recouvrent les champs électromagnétiques dans un logement ?
Dans un logement, les champs électromagnétiques résultent de la combinaison de champs électriques et de champs magnétiques produits par les équipements sous tension et les courants qui les traversent. L’ensemble des deux constitue les champs électromagnétiques, omniprésents dans les habitations et qui génèrent une pollution électromagnétique.
Les champs électriques, mesurés en V/m (Volts par mètre) ou NC-1 (Newton par Coulomb), sont dégagés par tout appareil conducteur mis sous tension. En fonction de la distance et des matériaux qu’ils doivent traverser, leur force diminue rapidement.
Par ailleurs, les champs magnétiques, mesurés en G (Gauss) ou T (Tesla), sont émis par tout équipement traversé par un courant. Si leur intensité décroît rapidement avec la distance, les champs magnétiques restent capables de traverser la plupart des matériaux, béton, bois ou tissus organiques, selon leur fréquence.
Champs électromagnétiques : comprendre les fréquences en jeu
La protection du logement passe aussi par une distinction claire des fréquences concernées. Les champs électromagnétiques se classent selon leur fréquence, avec des comportements et des sources différentes. En bioélectricité, cette distinction conditionne les solutions mises en œuvre pour limiter l’exposition dans l’habitat.
Champs électromagnétiques en basses fréquences

Les rayonnements à basses fréquences sont principalement issus des appareils électriques et réseaux de fils électriques sous tension. Dans un logement, ces champs sont notamment générés par les lignes électriques, les transformateurs, les moteurs, les plaques de cuisson ou encore les radiateurs électriques. Leur présence dépend directement de l’organisation du câblage et de l’usage des appareils.
Champs électromagnétiques en hautes fréquences

Les champs électriques de hautes fréquences sont aussi nommés “hyperfréquences” et regroupent les fréquences situées entre 300 MHz à 300 GHz. Ce sont principalement les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) qui sont à l’origine des hautes fréquences. Cela du fait du transit des ondes par ondes radioélectriques pulsées.
Ces émissions proviennent notamment des antennes relais, des téléphones mobiles, des équipements Wi-Fi ou Bluetooth et des fours à micro-ondes. Leur propagation repose sur des ondes radio pulsées, ce qui nécessite des dispositifs de protection spécifiques.
Se protéger des ondes électromagnétiques à la maison avec la bioélectricité
La démarche pour se protéger contre les ondes électromagnétiques à la maison commence par faire appel à un électricien, afin de diagnostiquer les points sensibles de votre logement. Le professionnel sera à même de détecter les sources de champs électriques et magnétiques en basses- ou hyper-fréquences, qu’il s’agisse de points d’origines externes ou internes, même invisibles.
Il existe de nombreux moyens de protection contre les ondes électromagnétiques à la maison. Les moyens bioélectriques utilisés varieront cependant selon que l’on cherche à se préserver des appareils émetteurs de basses fréquences ou d’hyperfréquences.
Protection contre les champs électromagnétiques en basses fréquences
Il est relativement simple de se protéger contre les champs et ondes électromagnétiques à l’aide de systèmes de bioélectricité. Le système de la cage de Faraday permet d’isoler les ondes électromagnétiques, qui restent bloquées à l’intérieur de l’installation, avant d’être évacuées vers la terre en arrivant au boîtier d’isolement.
C’est sur ce système qu’a été conçue la gaine électrique anti-rayonnement Flexaray, par exemple. Tandis que le matériau de cette gaine électrique de type ICTA est traité spécifiquement pour empêcher la sortie des ondes, des fils sont torsadés à l’intérieur, de manière à contrer le champ électromagnétique produit. La gaine Flexaray est un équipement biocompatible qui demande d’être installé par un professionnel, puisqu’on touche à l’installation électrique en elle-même.
Toutefois, certains gestes et éléments simples permettent de se protéger contre les champs électromagnétiques basses fréquences. Ainsi, il est conseillé d’éloigner les appareils émetteurs de ses espaces de vie (canapé, lit, etc.) et de les mettre hors tension dès que vous cessez de les utiliser.
Protection contre les champs électromagnétiques en hautes fréquences
Pour se protéger des champs électromagnétiques en hyperfréquence, il est nécessaire de les absorber ou de les réfléchir contre des écrans de protection spécifiques. En bioélectricité, on trouvera ainsi une large gamme de produits anti-rayonnement pour l’ensemble du logement. La plupart d’entre eux consisteront à réfléchir les champs électromagnétiques.
On trouve ainsi de nombreuses peintures anti-ondes, papiers peints ou films pour vitres anti-rayonnements, mais également des tissus biocompatibles, afin de lutter contre la pollution électromagnétique dans l’ensemble de la maison ou de l’appartement.
